Elisabeth Fischbach
Plasticienne

Acrylique et encres sur toile

Comment retranscrire des pensées sauvages, qui adviennent quand justement on ne pense plus, et qui s’échappent aussitôt que nous tentons de les définir…
Poésie, musique, peinture, seraient les meilleurs des moyens, pour répondre à ce besoin impérieux de partager nos pensées sauvages, hors de ce qui éteint et emprisonne.

Avant d’être peintre je suis danseuse, ni classique ou moderne, peut être contemporaine de mon temps, danseuse de ma vie, danseuse de vie.

Je peins pour traduire « ce qui danse »...
La Danse a ce pouvoir prodigieux d’ouvrir des pages vierges, des voyages de liberté, où le temps change, ralentit, s’accélère, fait perdre les repères du formel, où se génèrent un regard poétique sur le monde, des pensées « sauvages », celles qui apparaissent dans un paysage jamais déchiffré autrement que par ces instants en mouvement, de visions sensibles, charnelles, sensitives.
Mes toiles d’aujourd’hui partagent ces visions dynamiques de mouvements créatifs
Élans, forces et directions s’opposent, s’unissent, se rejoignent, ou se séparent . Illusion de contraires ou de contrastes...
Un premier plan, et l’autre lointain sur lequel s’appareille une expression première d’affirmation ou de retrait, stable ou inachevée. Une tension les relie. Dialogue entre des forces, en perpétuel mouvement d’aller et de retour, quand les unes s’expansent et que d’autres tentent de revenir à l’origine .

Elisabeth Fischbach

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